En 2026, la vente de restaurants à des repreneurs étrangers (européens, asiatiques, américains) est en forte hausse, portée par l’attractivité de la gastronomie française et la recherche d’opportunités d’investissement à l’international. Pourtant, cette opération complexe soulève des enjeux juridiques, fiscaux et culturels spécifiques. VendezVotreResto.fr vous guide à travers les étapes clés, les pièges à éviter et les stratégies gagnantes pour réussir votre cession à un acheteur international, en toute sécurité.

Sommaire :
- Pourquoi les repreneurs étrangers s’intéressent-ils aux restaurants français en 2026 ?
- Les spécificités juridiques et fiscales d’une vente à un étranger
- Évaluer son restaurant pour un acheteur international : critères et valorisation
- Préparer son dossier de vente : documents incontournables et traductions
- Trouver des repreneurs étrangers sérieux : canaux et stratégies de mise en relation
- Négocier avec un acheteur international : différences culturelles et conseils pratiques
- Finaliser la transaction : checklist pour une cession sécurisée
- FAQ
1. Pourquoi les repreneurs étrangers s’intéressent-ils aux restaurants français en 2026 ?
Plusieurs facteurs expliquent cet engouement :
- L’attractivité de la gastronomie française (classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO).
- La recherche de diversification pour les investisseurs (ex. : fonds asiatiques, entrepreneurs européens).
- Des opportunités de visa (ex. : visa « talent » pour les repreneurs créant des emplois en France).
Chiffre clé : Selon Business France, les investissements étrangers dans la restauration ont augmenté de 25 % depuis 2023.
2. Les spécificités juridiques et fiscales d’une vente à un étranger
Points de vigilance :
- Droit des sociétés : Vérifiez si l’acheteur doit créer une filiale française ou peut racheter en nom propre.
- Fiscalité internationale : Risque de double imposition (convention fiscale entre la France et le pays de l’acheteur).
- Autorisations administratives : Certains secteurs (ex. : débits de boissons) nécessitent des agréments spécifiques pour les non-résidents.
Conseil : Consultez un avocat spécialisé en droit international et un expert-comptable franco-étranger.
3. Évaluer son restaurant pour un acheteur international : critères et valorisation
Les repreneurs étrangers accordent une importance particulière à :
- La notoriété et l’image de marque (avis en ligne, présence sur les réseaux sociaux).
- La localisation touristique (Paris, Lyon, Côte d’Azur…).
- La stabilité des revenus (CA sur 3 ans, diversité de la clientèle).



Exemple : Un restaurant étoilé ou labellisé (ex. : « Maîtres Restaurateurs ») peut voir sa valorisation augmenter de 30 à 50 % pour un acheteur étranger.
4. Préparer son dossier de vente : documents incontournables et traductions
Pour rassurer un acheteur international, fournissez :
- Un dossier bilingue (français + anglais ou langue de l’acheteur).
- Les états financiers audités (3 dernières années).
- Les contrats clés (bail commercial, licences, contrats de travail).
- Une présentation du marché local (concurrence, tendances).
Outils utiles : Deepl pour des traductions professionnelles, ou un traducteur juré pour les documents officiels.
5. Trouver des repreneurs étrangers sérieux : canaux et stratégies de mise en relation
Où cibler ces acheteurs ?
- Plateformes internationales (BizBuySell, LoopNet).
- Réseaux d’investisseurs (chambres de commerce franco-étrangères, clubs d’affaires).
- Salons professionnels (ex. : Sirha à Lyon, Food Hotel Asia à Singapour).
Astuce : Mettez en avant des arguments clés comme la facilité d’obtention d’un visa pour les repreneurs créant des emplois.

6. Négocier avec un acheteur international : différences culturelles et conseils pratiques
Adaptez votre approche :
- Culture asiatique : Privilégiez la relation de confiance avant les discussions financières.
- Culture anglo-saxonne : Soyez direct et transparent sur les chiffres.
- Culture latine : Insistez sur l’aspect humain (équipe, clientèle fidèle).
Exemple : Pour un acheteur chinois, proposez un repas de découverte pour créer un lien avant de parler prix.
7. Finaliser la transaction : checklist pour une cession sécurisée
- Vérifiez la solvabilité de l’acheteur (demandez un justificatif de fonds).
- Sécurisez le paiement (séquencé, avec garantie bancaire).
- Prévoyez une clause de non-concurrence (valable en France et à l’international).
- Accompagnez la transition (formation de l’acheteur, présentation de l’équipe).
Piège à éviter : Ne signez pas de contrat sans traduction certifiée des clauses essentielles.

8.FAQ
1. Un étranger peut-il racheter un restaurant en France sans résider sur place ?
Oui, mais sous conditions :
Respect des règles d’immigration si l’acheteur souhaite gérer l’établissement (visa « passeport talent » possible).
Création d’une société française (SARL, SAS) ou rachat en nom propre (avec un représentant fiscal).
2. Quels sont les risques fiscaux lors d’une vente à un étranger ?
Double imposition : La plus-value peut être taxée en France et dans le pays de l’acheteur (vérifiez les conventions fiscales).
TVA à l’export : Certains biens (matériel, stock) peuvent être exonérés sous conditions.
Conseil : Faites appel à un expert-comptable international pour optimiser la fiscalité.
3. Comment rassurer un acheteur étranger sur la rentabilité de mon restaurant ?
Présentez des données comparatives (moyenne du secteur en France vs. son pays).
Mettez en avant la stabilité (ex. : « Notre CA a résisté à la crise de 2024 »).
Proposez une période de transition (3 à 6 mois d’accompagnement).
4. Quels sont les pays les plus actifs dans l’achat de restaurants en France ?
En 2026, les principaux investisseurs viennent de :
Europe du Nord (Allemagne, Pays-Bas, Scandinavie).
Chine et Asie du Sud-Est (recherche de marques françaises pour l’export).
États-Unis et Canada (fonds d’investissement, entrepreneurs).
Pays du Golfe (diversification de portefeuille).
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